Le cigare du mois n°1: Le Hoyo de Monterrey Palma Extras et Le Horacio Del Monte I

 

12297807_10204804751752801_507220154_oAixois, Alexandre Khanoyan aime la vie, c’est-à-dire les cigares, les costumes, l’alcool et l’éloquence. La finesse de sa plume n’a d’égale que la beauté d’une barbe soigneusement entretenue, qu’il caresse en regardant s’effondrer devant lui ce monde bien trop barbare…


 

Cela ne vous aura probablement pas échappé, mais il paraît que fumer tue.

Cette vilaine inscription se voit également accompagnée d’illustrations des plus charmantes.

A la vue de ces poumons infects, l’être humain normalement constitué ne peut avoir qu’une seule réaction saine, celle d’échanger le cancer des poumons pour celui, nettement plus sexy, de la gorge.

Bref, bienvenu dans la chronique du cigare du mois.

Une fois par mois, je vous présenterai deux cigares (oui, le titre est trompeur, qu’importe) : un petit module, économique, pour le café, et un module plus généreux et coûteux, pour le digestif.

Si je piocherai régulièrement dans du cubain, j’éviterai de vous parler de Cohiba ou de Roméo y Julieta, marques phares du paradis du prolétariat, mais dont le rapport qualité prix est digne du pire des capitalismes.

Se limiter à l’île de Fidel serait cependant une erreur. Il existe un certain snobisme en France qui veut nous faire croire que seul le havane est digne d’être fumé, mais j’aimerai également au fil du temps vous faire découvrir quelques vitoles venant d’autres terres. Ne vous inquiétez pas, nous resterons loin des côtes dominicaines, où la fadeur est devenu une règle d’or.

Le cigare du mois pour le café : Le Hoyo de Monterrey Palma Extras (Cubain ; 4,40€)

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Il s’agit probablement ici d’un des cigares que je consomme le plus. Il faut dire que son format est parfait pour la journée : le module est ce que l’on nomme un cremas, soit un cigare de 14cm légèrement plus fin que le très classique corona.

Hoyo de Monterrey est connu pour être l’un des fabriques de cigares cubaines qui ne privilégie pas la puissance (contrairement à ce que peuvent faire Partagas ou Bolivar), mais travaille plus sur la complexité des arômes. Cela reste néanmoins un cubain, ne vous attendez pas à l’inexistence d’un dominicain.

Au niveau des arômes, le Palma Extras reste un cigares à 4€, difficile de faire de longues envolées lyriques. Il est néanmoins bien construit et vous offrira une légère évolution tout au long de sa dégustation, jouant principalement sur des arômes boisées.

On évitera de l’acheter trop jeune, vérifiez donc bien la date (sous la boite) : au moins 3 ans, pas plus de 8.

Bref, abandonnez les Roméos en tubes, vous trouverez en ce crémas un excellent remplaçant.

Le Majestic de H. Upmann est le principal concurrent du Palma Extra, même module, même prix, mais légèrement plus doux et avec une touche de cuir et d’herbes dans les arômes.

Le cigare du mois pour le digestif : Le Horacio Del Monte I (Nicaraguayen ; 12€)

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Je vous avais promis de sortir du terroir cubain… et voilà chose faite. Horacio Del Monte est une marque de cigares crée par deux français et établie au Nicaragua, qui est actuellement le terroir le plus en vogue pour le cigare.

Cape équatorienne, sous-cape costa-ricaine et tripe nicaraguayenne

Le cigare marque d’entrée par son arrogance : pas de bague. 15 centimètres seulement mais 2,4cm de largeur, entourée d’une cape bien grasse, voilà la formule d’un bon double Toro. Pas de doute, on est bien devant ce que le quidam appelle un barreau de chaise. C’est un cigare qu’il faut assumer, à n’en pas douter, mais une fois en bouche, il est difficile de ne pas être conquis, pour peu que votre mâchoire ne se soit pas déboîtée.

La puissance est modeste, le module est aéré, le cigare est ici très… confortable. Aucune difficulté ne se pose pour tirer. Le premier tiers pourra se révéler légèrement ennuyeux, mais il gagne indéniablement en intérêt tout au long de sa combustion pour un final éblouissant où l’âcreté se fait discrète. Comme beaucoup de nicaraguayen, le Horacio I est très épicé, poivré, mais on retrouvera également quelques notes de cuir, de terre ainsi qu’animales sur les deuxièmes et troisièmes tiers.

Je vous invite également à vous intéresser à toute la gamme d’Horacio del Monte, dont les tarifs sont particulièrement bien placé vis à vis de leurs homologues cubains. En parlant des cocos, une alternative plus puissante se trouvera avec le Partagas E2.


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