Pegida, histoire d’un vilain petit mouvement


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Amateur de champagne et de saucisson, Ennemond Chandon est ce qu’on appelle un penseur. C’est donc pour ses capacités à réfléchir – au-delà des nuages – que la Pravd’Assas l’a nommé rédacteur en charge de l’international. En effet, malgré son physique de parisien et un manque flagrant de poils, Ennemond est un homme de terrain, résistant à toutes les situations qui, armé d’un béret et d’une chemise à carreaux, franchira les montagnes pour finalement écrire ce qu’il a vu, bien au chaud, au Cujas.


Il était une fois en Allemagne dans la petite ville de Dresde un homme qui en avait marre de voir des immigrés passaient sous sa fenêtre. Un jour il fit un rêve : et si l’Europe arrêtait d’accueillir des immigrés musulmans pour ne pas voir s’effacer progressivement un peuple plus fidèle aux racines chrétiennes et européennes ? L’idée fit son chemin, il en parla à ses amis et décida de battre le pavé pour faire comprendre sa vision des choses. Le vilain petit mouvement était né. Les attroupements s’épaississaient tandis que des centaines de milliers de réfugiés envahissaient les côtes grecques et italiennes chassés par les conflits. Le vilain petit mouvement s’est étendu progressivement à toute l’Europe et se fit progressivement entendre à travers les médias. Tous les vilains petits manifestants éteint considérés comme des néo-nazis par une grande partie de ceux qui les critiquaient mais finalement les blousons de cuir et les crânes rasés n’apparaissaient pas souvent dans les cortèges. En effet toutes les générations étaient présentes et les slogans étaient unis autour de la même idée : « se préserver et prévenir contre l’islamisation du continent européen ».

Ces vilaines gens n’étaient pas violents mais en colère, ils répondaient aux questions, arguments à l’appui, confrontant la réalité des faits aux dires des politiques qui apparemment décident pour le peuple. Mais comment diable penser cela en démocratie ? Peut-être que les récents événements leur avaient hérissé le poil et avait fait monter un sentiment de trahison à savoir l’accueil massif de réfugiés dans leur pays sans aucune consultation de la population. Par ailleurs à mesure que la confiance dans les politiques déclinait en Europe, le vilain petit mouvement voyait ses idées faire des adeptes de ces marches nocturnes dans le calme, drapeaux nationaux et régionaux en main. Ces petits rebelles pensaient à leur culture et à leur coutumes, ils avaient apparement peur de leur disparition, ils n’arrivaient pas à comprendre la richesse d’une société multi-culturelle. Mais c’est surement parce qu’ils ne l’ont pas encore trouvé, laissons leur le temps.

Enfin le vilain petit homme qui était à l’origine de tout cela se retira pour « mieux laisser parler le peuple ». Il avait rempli une partie de son objectif : faire connaitre les idées du vilain petit mouvement insoumis au politiquement correct et interpeller les politiques. En raison de leurs idées, les participants ont du faire face aux menaces de vrais méchants très dangereux à savoir l’Etat Islamique, preuve de l’impact et de l’influence des défilés.

Après de multiples manifestations pacifiques, des adversaires se dressèrent contre ces rebelles pour proclamer la xénophobie de ce mouvement qui se construit sur l’islamophobie. Les attaques fusèrent dans les gazettes et les grands journaux, les politiques appelant à ne pas rejoindre ces manifestations et s’indignaient de leur existence. Le vilain petit mouvement était vu comme extrémiste par certains, « censé » ou « logique » pour d’autres, quoiqu’il en soit il a fait bouger les lignes et remis le débat sensible de l’immigration sur la table.
Alors que le groupe de Pegida avançait lentement dans la rue sombre, un enseignant qui regarde par sa fenêtre fait part de sa réflexion : « je suis choqué mais c’est peut être un mal pour un bien, les gens vont enfin réagir ».

C’est ainsi que s’achève la petite histoire d’un mouvement méconnu mais maintes fois victime de critiques enflammées. Le résumé présenté doit amener à la réflexion et éventuellement à la construction d’un article de fond sur le sujet.

« Je ne blâme, ni ne loue, je raconte » disait Beaumarchais et c’est surement la meilleure façon de comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui et de mettre à jour l’immense problème qui se pose derrière l’idéologie de ce groupe, l’ignorer serait une défaite politique et l’aveu d’une paresse intellectuelle.

Alors Pegida, pur extrémisme ou symptôme d’un malaise européen ? A vous de répondre.


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