On a rencontré… l’Apostrophe


Alors qu’ils enchaînent les permanences avec un public qui commence à se fidéliser, l’Apostrophe a lancé son concours de littérature avec des sujets qui en intéresseront plus d’un. Cette toute jeune association prône la littérature pour tous, mais son président Antoine Bouvier vous en parlera mieux que nous. On a donc envoyé Antoine interviewer Antoine. A moins que ça ne soit l’inverse…


 

 

Salut Antoine, tu es le président de l’Apostrophe, est-ce que tu peux nous décrire en quelques mots cette nouvelle association ?

              L’Apostrophe, c’est une association de littérature à Assas, la première je crois, qui essaye d’ouvrir l’accès à la littérature au plus grand nombre. Et notre objectif personnel c’est de l’ouvrir à ceux qui ont peu d’appétit pour les mots. L’idée est donc de se réunir autour d’évènements, d’en faire un lieu convivial et de délassement.

Donc l’accès pour tous à la littérature est le principal objectif de l’Apostrophe ?

              Oui je pense qu’il n’y a rien de pire pour la littérature, pour la littérature à Assas, que d’en faire un salon pédant, une espèce de club snob dans lequel chacun viendrait s’écouter parler et où il n’y aurait ni véritable dialogue, ni échange constructif. Il y a surement beaucoup de personnes qui se refusent la littérature car elles pensent que ce n’est pas pour elles. Elles ont probablement l’impression que c’est quelque chose d’éloignée, de difficile. Alors qu’au contraire la littérature est un contenu ouvert, il faut se retrouver avec les bonnes personnes pour en parler dans un cadre convivial, pour que chacun découvre toute sa profondeur.

 

C’est un bien bel objectif mais comment l’atteindre, comment faire pour toucher le plus grand nombre ?

              C’est un objectif extrêmement difficile, on a seulement des idées pour y parvenir. J’invite néanmoins les gens qui ont des doutes sur notre capacité à l’atteindre à se rendre à nos permanences et d’y constater qu’on essaye d’apporter énormément d’humour, on laisse la parole à chacun, on aborde des thèmes qui sont pluriels et qui invitent tout le monde, y compris ceux qui ne lisent pas, à apporter leur opinion, leur point de vue. Personne n’est mal à l’aise et tout le monde participe. On essaye d’atteindre cet objectif en diversifiant le contenu de nos permanences : on compte faire des conférences, des réunions avec des personnalités qui rassemblent les lecteurs et les non lecteurs. Avec des acteurs, des comédiens, des journalistes, des écrivains, des métiers qui intéressent le droit ou l’économie plus ou moins directement. Et il faut toucher le plus grand nombre car je suis intimement persuadé que la littérature est un outil à la fois personnel, et de civilisation.

Pourquoi ce nom, pourquoi l’Apostrophe ?

              Nous avons beaucoup hésité pour choisir un nom, nous avons choisi l’Apostrophe pour trois raisons principales. La première, parce que dans l’Apostrophe il y a l’idée de faire un lien, et donc pour nous faire un lien entre ceux qui lisent et ceux qui ne lisent pas. La deuxième c’est que nous sommes de grands admirateurs de Bernard Pivot qui animait une émission nommée « Apostrophes » dont les objectifs ressemblent à certains égards aux nôtres. Enfin l’apostrophe est quelque chose qui a contribué à simplifier notre langue, la langue française, et aujourd’hui notre association veut simplifier l’accès à la littérature.

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Que faut-il faire pour être membre de votre association ?

              Dresser des critères pour rentrer à l’Apostrophe serait contraire à l’idée de l’association. Il serait absurde de demander aux candidats d’avoir lu tout Proust pour avoir une chance de devenir membre. Pour le moment nous sommes un triumvirat qui marche extrêmement bien et compte tenu du fait que nous avons un certain succès pour une jeune association, on envisage de recruter des gens mais ça sera sûrement sur un critère de fidélité aux permanences, ou d’intérêt. L’idée, c’est de rester investi dans le projet pour servir aux mieux les objectifs de l’association.

 

Peux-tu me raconter le déroulé de vos permanences ?

             L’Apostrophe a tenu sa seconde permanence un mercredi soir comme à son habitude et pour l’occasion, elle a décidé de changer de lieu et de s’installer dans un café, comme tout bon rassemblement de littéraires se doit de faire au moins une fois dans sa vie. Après une courte introduction sur le contenu de la séance, place à l’apostrophe afin de lancer le sujet du jour « Faut-il lire pour écrire ? ». S’en suit une défense passionnée de Camus contre Sartre racontée en vers par un étudiant puis vient le débat en lui-même. Le lieu de la permanence transforme vite le débat général en petits groupes de discussion, ce qui permet aux différents participants de se rencontrer et à ceux, plus timides, de prendre la parole sans crainte. Deux étudiants viennent ensuite présenter deux œuvres qui leur tiennent à cœur : « Le Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas pour l’un et « On a tiré sur le Président » de Philippe Labro pour l’autre. Pour conclure, on a annoncé la mise en place du premier concours de littérature d’Assas.

D’ailleurs, il vous reste encore une semaine pour participer au concours de L’Apostrophe. Le jury est composé des membres de l’association, de professeurs d’Assas et de personnalités extérieures (un journaliste, un préfet, un chirurgien, oui oui, ils ouvrent large). Pour participer vous devez écrire en moins de 10000 caractères (sans compter les espaces) un texte, en prose ou en poésie, sur un deux thèmes :

 

  • La possibilité d’une île
  • La promenade

 

Envoyez-leur vos écrits avant l’échéance finale à l’adresse mail suivante : apostrophe.assas@gmail.com.

Vous trouverez sinon plus d’informations en vous adressant à eux sur la page Facebook de l’association :

https://www.facebook.com/ApostropheAssas/?fref=ts

La Pravda vous conseille de participer, car même si vous risquez au mieux de gagner un livre (que vous ne lirez jamais), à la Rédaction on trouve que c’est quand même la classe de gagner le concours de littérature d’Assas.

 

 


La Pravd’Assas est aussi sur Facebook :

https://www.facebook.com/lapravdassas/

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