La mort du Roman français

Ère de récession, le roman est entré dans son temps de décadence. Il n’en reste quasiment plus rien en restant optimiste. Des petits romans de petits « écrivains », notre civilisation déplore la perte de son roman. Bateau à la dérive, nous avons depuis déjà trente ans vu cette espèce de « merdaille ambiante » dans la littérature, comme le remarquait furieusement l’écrivain J.-M. Delacomptée. Il y en a assez des Tuil, Ernaux, Foenkinos ou Angot qui n’ont, faut-il le dire, visiblement aucun talent ! Le massacre du roman doit cesser, on s’aventure dans l’horrible télé-réalité que nous proposent nos médiocres écrivains. L’excellence où est-elle ? La littérature où fuit-elle ? Complot des libraires, écrivains et maisons d’éditions ?

Promenez vous, feuilletez ces romans de libraires ! À détruire ces fausses écritures, à bruler ces mensonges et ces illusions de talents. Pauvre en grammaire, pauvre en vocabulaire, pauvre en intrigue, pauvre en poésie, pauvre en sens même ! La bêtise sur papier, une pseudo littérature abêtissante, une catastrophe pour notre France !

Notre langue déjà étouffée par la torture des réseaux sociaux où facilement, inconsciemment et impunément on brise la syntaxe, le vocabulaire et la beauté de la langue de Molière… Réveillons nous avant que notre langue soit celle des smileys et des « mdr » faciles, silencieux mais destructeurs. Ce ne sont plus des romans qu’ils publient, à la recherche du buzz perdu et d’un réel toujours plus irréel.

Mais peut être que c’est ça la démocratisation du roman, rendre accessible en rendant facile, faire connaitre (comme si les vers d’Hugo et de Rostand n’étaient pas connus) -non par le talent- mais par la peopolisation du roman. C’est le « populisme linguistique » (Delacomptée) qui conduit inexorablement à une réduction de la pensée…

Mais qui a dit que l’écrivain -malgré son génie- ne devait pas travailler ? En plus de n’être pas génial, nos romanciers omettent le travail sur la langue. Sortez recherches lexicale ou linguistique, place à un barbarisme qui s’appelle désormais « le réel ». Notion perverse car on ne sait plus la définir, on ne sait d’ailleurs plus rien définir. L’esthétique est mort, le réel a pris sa place et il trône en tyran. Il faut « faire vrai » (ou le culte du réel), ça plait plus et ça paye plus ! Que de la réalité ! Qu’importe l’intérêt et l’intrigue, pourvu que ce soit réel !

Finalement, le point le plus tragique de la décadence de notre roman français, c’est l’ignorance quasi-totale des romanciers. Globalement, c’est une fuite généralisée vers la stupidité, l’inculture de tous, pour tous. La réforme de l’Éducation Nationale en est un bel exemple de cette acceptation de la médiocrité littéraire et du nivellement par le bas. Puisqu’il faut le dire, nos romans sont laids, en tous points. Désormais, c’est à l’orthographe de pâtir, nos nuances sont inégalitaires, qu’on les supprime pardi ! Mais sans nuances ni culture, la pensée ne tardera pas à se tarir.

Est-ce que tout va mal dans le roman français ? Non, de nombreux romanciers restent encore de grande qualité (P. Bordas notamment), mais, avec la non maitrise progressive du français par et les français et les écrivains, notre roman risque de sombrer dans un melting-pot de l’ignorance et de la médiocrité, c’est à dire tout simplement sa mort.

Par Stanislas de Reboul


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