C’est Donald ou le miroir aux alouettes

Il semblait battre de l’aile dans les sondages d’opinion ces dernières semaines. Pourtant, Donald Trump sera bel et bien le quarante-cinquième président des Etats-Unis d’Amérique. Celui qui a passé un an et demi à qualifier ses adversaires de noms d’oiseaux deviendra, le 20 janvier prochain, l’homme le plus puissant du monde. (Clouant, au passage, le bec aux journalistes américains et européens qui, pendant toute sa campagne, lui ont volé dans les plumes.)

Et oui, cela est difficile à admettre mais le vilain petit canard Donald deviendra bientôt l’une des personnes les plus considérées de cette planète. Pourtant, cela n’a pas l’air de déranger nos politiciens. Bien au contraire !

Marine Le Pen enchaine les interviews. Fière comme un paon, elle y voit un signe pour 2017. Nicolas Sarkozy, lui, voit en la victoire de Donald Trump un « refus de la pensée unique ». Il croit, comme l’a fait l’autre républicain, pouvoir faire mentir les sondages. Enfin, sans aucune émotion, la gauche dit avoir vu venir ce résultat. Comme si cela ne les concernait pas, nos représentants pratiquent la politique de l’autruche !

Les médias aussi ont laissé des plumes dans cette affaire…

Cette élection marque une étape dans la crise politique occidentale. A vouloir bec et ongle détruire Donald Trump, les journalistes s’en sont brulés les ailes.

Plutôt que de s’appesantir sur les couacs de Donald, nous, journalistes, aurions dû faire échos des cris de ses électeurs. Or, de graves manquements à l’éthique journalistique ont été commis pendant cette élection. Certains rédacteurs de nos canards se sont transformés en vautours : Par exemple, aussi ignobles qu’ils soient, des propos tenus en privée il y a 10 ans n’auraient pas dû être rapportés dans la presse. Chacune de ses petites phrases assassines apportaient une audience considérable à des médias de moins en moins suivient. Bien que détesté, Donald Trump était devenu leur poule aux œufs d’or.

Et maintenant que les journalistes se sont rendu compte qu’ils étaient le dindon de la farce, il est trop tard pour pousser des cris d’orfraie…

Certes, les Américains ont laissé un homme incapable, raciste, menteur, vulgaire et misogyne faire son nid à la maison blanche. Mais, ne soyons pas dupe. En France, des rapaces comme Donald rodent et attendent le moment propice. Heureusement, nous ne sommes pas encore faits comme des rats. Cependant, soyez en sûr, si personne n’est digne face à la crise économique, politique et sociale que nous traversons, nous seront les prochains pigeonnés !

Florian Chaillot


 

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