Hasta la victoria, siempre …vraiment ?

Nous rappelons que les opinions de nos contributeurs n’engagent qu’eux et ne lient en aucun cas la rédaction de la Pravd’Assas, ndlr)


Vendredi 25 Novembre au soir Fidel Castro, le lider maximo cubain est mort à la Havane à 90 ans. Enfin.

Oui enfin, et ce terme est volontairement choisi car même si on ne peut jamais se réjouir de la mort d’un homme, il est à mon sens adapté au criminel que fut Castro.

Loin de moi l’idée de critiquer stérilement un régime qui, sous perfusion et la pression du grand frère soviétique a failli déclencher l’apocalypse nucléaire entre les deux blocs il y a 50 ans ni même de faire l’apologie de l’américanisme à tout prix, mais il faut accepter une évidence ; le rêve cubain défendu par Castro s’est transformé en cauchemar sans nom.

S’il faut admettre et comprendre que certains furent séduit par l’arrivé au pouvoir de ce jeune avocat, brillant orateur condamné par la junte militaire de Batista alors au pouvoir à Cuba, censé représenter une conception nouvelle de la politique en Amérique centrale face au poids considérable que prenaient les Etats-Unis au début des années 60, le sauveur de la Havane s’est bien vite transformé en boucher au cigare.

Traqué par Batista et ses sbires, Castro appliqua une fois au pouvoir les mêmes méthodes composées de d’arrestations, de jugements et d’exécutions sommaires dans les prisons du régimes. Mais si Castro porte évidemment une responsabilité écrasante dans ces crimes abominables, il est néanmoins indispensable de nommer ses sinistres complices au premier rang duquel siègera pour l’éternité Che Guevara.

Et oui, LE Che, idole des foules, dont l’effigie, prétendu symbole de liberté est fièrement arborée sur les tshirts/sweats/mug de milliers de nos contemporains : quelle déchéance pour un homme qui se revendiquait fièrement communiste et élevé au rang de produit de consommation de notre société au même niveau que Mickey ou n’importe quels super-héros lambda…

Mais qui sait aujourd’hui que le Che dirigeait les exécutions sommaires du régime dans son transat, le cigare au lèvre (décidément) un verre de whisky à la main ?   Que son surnom était « el Carnicerito »   (le petit boucher en espagnol, c’est vous dire le côté sympathique du personnage), qu’il créa des camps de « travail et de rééducation » ? Personne. Imagine t-on seulement aujourd’hui arborer un t-shirt à l’effigie de Staline, de Pol-Pot d’Hitler ? Personne non plus, cherchez l’erreur…

Alors comment supporter et admettre que certains (y compris des hommes politiques français) rendent hommage à Castro, alter-ego dans l’horreur des Pol-Pot, Staline, Mao et des autres géants rouges, formant le club très fermé des criminels contre l’humanité du XXème siècle ?

Même s’il a sans doute marqué l’Histoire (et c’est là son seul mérite) en refusant de courber l’échine face à son (encombrant) voisin américain par sa révolution bolivarienne, on ne peut définitivement pas pleurer un homme qui a délibérément maintenu son peuple dans une pauvreté extrême par un régime économique stalinien, sous perfusion constante de l’URSS ; un homme qui a poussé des milliers de Cubains à l’exil (d’où ces scènes de liesse à Miami) et conduit directement plusieurs milliers de ses compatriotes à la mort lors de leur traversée vers les Etats-Unis.

Que François Hollande affirme dans son message de condoléance à Raoul Castro (avions-nous seulement songé à envoyer un tel message à Kim-Jong Un à la mort de son père ?) et au peuple cubain « que la France dénonçait les atteintes aux droits de l’Homme » est donc non seulement un acte nécessaire mais aussi un devoir pour notre pays.

Mais finalement comment voir autrement que misérablement ce régime que Castro a voulu et a cru incarner en faisant « disparaître » tout ceux qui commençait à faire de l’ombre au lider maximo ?

Peut-on encore parler de Révolution Cubaine pour qualifier un régime hors d’âge, mangeant un par un ses enfants maudits, arrivant aujourd’hui à Castro, fier pantin du bolivarisme, paradant autrefois en treillis dans la rue de la Havane pour finir sa vie tel un spectre vêtu d’un survêtement miteux ?

Hasta la victoria, siempre …vraiment ? Je me le demande plus que jamais

Dictatorialement vôtre,

Toto


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