On a rencontré… Assas Environnement

Notre chère planète se porte mal ces derniers temps mais heureusement, certains tentent d’agir pour que, tous, nous adoptions des modes de vie plus respectueux de la nature. Rencontre avec Arielle Guillaumot, la présidente de l’association Assas Environnement.
(à lire également, un autre article sur le sujet)

– Pourquoi avoir créé une association en lien avec l’environnement si ce n’est pour suivre la mode de la Cop21 ?
Je n’étais pas encore là lors de la création originelle de l’asso. Mais je connais bien les membres et je pense que c’était tout simplement des étudiants qui étaient engagés au quotidien sur cette problématique (notamment par leurs habitudes de consommation). Comme ils ne trouvaient pas d’association à Assas qui défendait ces valeurs, ils ont créé l’association Assas Environnement.
Sinon, je ne pense pas que c’était pour suivre la mode de la Cop21, après si cela a éveillé des consciences, je ne peux que m’en réjouir !

– Depuis quand date-elle ?

L’association en elle-même est née il y a un an et elle a fusionné au moment de sa création avec l’Avocatier, une ancienne association. L’Avocatier s’occupait uniquement de la distribution de paniers bio mais Assas environnement a créé une nouvelle entité pour s’occuper d’une problématique plus globale d’écologie, que ce soit au sein ou à l’extérieur de l’Université.
On est en collaboration avec l’administration pour voir comment faire pour avoir un fonctionnement plus durable à l’université et pour que l’on évolue dans un cadre plus sain et plus respectueux de l’environnement.

– Combien y-a-t-il de membres ? Est-ce trop ou pas assez ?
Pour l’instant, nous sommes dix-sept et ce chiffre me convient très bien car cela nous permet de bénéficier du fait que ce soit un petit groupe. Tout le monde se connaît, c’est donc plus facile de se coordonner et de se motiver ensemble. D’un autre côté, dix-sept c’est quand même assez nombreux, énormément d’idées fusent à chaque réunion. Mais après, on est ouvert à toute personne motivée car le but est vraiment d’accueillir tous ceux qui ont envie de faire changer les choses !

– En quoi consiste l’association et que peut-on retrouver sur votre site internet ?
L’association a trois grands domaines d’action. Le premier va être l’organisation d’évènements en tout genre pour sensibiliser les étudiants à un mode de vie plus durable. Par exemple, on organise des projections de films et cette année on a emmené les étudiants voir le film « Nouveau monde » de Yann Richet. On propose d’autres évènements comme des diners dans des endroits respectueux de l’environnement (restaurant vegan…).
Ça va être également des conférences que l’on organise en partenariat avec d’autres associations de l’université. Les deux autres domaines d’action sont les paniers bio et la collaboration avec l’administration pour que la fac adopte un mode de vie plus durable. Pour finir, sur notre page Facebook, nous publions des astuces, recettes, bons plans, toutes nos actions et évènements…

– Qu’est-ce qui distingue votre panier bio de celui du supermarché ?
Déjà le prix, c’est 10€ les 4-5 kilos de fruits et légumes. Même à LIDL c’est plus cher ! On y trouve généralement six ingrédients comme par exemple des poireaux, des pommes, des poires, de la mâche, du potimarron ou encore du chou chinois. Nos paniers sont également remplis de produits de saison et locaux : c’est un agriculteur qui vit dans le 78 qui les cueille et nous les amène directement. Donc, ce qui distingue nos paniers bio c’est à peu près tout : le prix, la qualité, la provenance et le fait qu’il n’y ait aucun intermédiaire.

– Quelles sont les différentes étapes de l’acheminement de vos produits bio jusqu’à l’université ?
Il y a très peu d’étape c’est-à-dire que le producteur cueille ses fruits et légumes depuis ses exploitations situées vers Orgeval (78). Ensuite, il vient lui-même avec son camion tous les lundis pour distribuer ses produits dans plusieurs universités. Après nous, on les décharge, on les met sur le parvis et ce sont les étudiants qui viennent récupérer leur panier bio.

– D’où vous ai venue l’idée « SO ECOLO » de distribuer des paniers bio ? A qui s’adressent-ils ?
C’est venu d’un constat un peu rebattu du fait que les étudiants, en général, ont du mal à manger sainement d’une part à cause de leur budget et d’autre part à cause de leur grosse flemme !
L’idée est donc d’encourager les étudiants à cuisiner mais aussi de leur permettre d’avoir accès à des produits sains et bons. D’ailleurs, si les étudiants n’ont pas d’inspiration, chaque semaine sur la page Facebook, on publie une recette qui contient au moins un ingrédient du dernier panier qui a été distribué.

– Comment est-ce que vous financez les projets ? Recevez-vous des subventions ?
Les paniers, ça nous rapporte rien et ça ne nous coûte rien (à part du temps pour faire la distribution). Nous ne sommes même pas des intermédiaires puisque les étudiants nous confient juste leur chèque parce que c’est plus simple pour eux de n’avoir qu’un seul interlocuteur. C’est aussi pour ça que le prix du panier est aussi bas ! Le reste des financements ce sont nos cotisations qui s’élèvent à seulement 2€ par personne. Du coup, ce qui va vraiment nous aider, ça va être l’organisation de différents évènements comme par exemple tenir des stands dans le hall de la fac où l’on va pouvoir vendre des gâteaux etc…
Comme la structure est très jeune, on ne reçoit pas encore de subventions. Mais on pense certainement en demander cette année.

– Avez-vous d’autres projets pour cette année ?
Oui alors, occasionnellement, nous cuisinons avec les produits du panier bio pour ensuite vendre ce que l’on a fait sur le stand. C’est comme ça que j’ai connu l’association : ils m’ont fait gouter un crumble au navet (wtf ?) qui était hyper bon ! Il y a aussi des conférences qui sont prévues en partenariat avec d’autres associations.
Tu parlais de la COP21 tout à l’heure, il y aura une conférence à ce sujet pour voir où on en est un an après et pour parler de la COP22. On voudrait également emmener les étudiants à un spectacle d’un humoriste qui s’appelle BEN et qui joue au Lucernaire. Le thème de son one-man-show étant l’écologie. Début décembre, on va organiser un diner ouvert à tous dans un endroit où la cuisine est respectueuse de l’environnement. Enfin, on projettera sûrement dans l’année un documentaire ou un film autour de la même thématique.

-Une petite réaction à chaud face aux résultats de l’élection présidentielle américaine ?
En dehors de toute considération politique, je dirai que c’est vraiment peu rassurant (et c’est un euphémisme) de voir le retour d’un climato-sceptique à la tête d’un des Etats les plus puissants du monde. Il a dit qu’il allait se retirer des accords de la cop21 et stopper le financement des programmes de protection de l’environnement à l’ONU… On retourne 50 ans en arrière donc ça fait très peur. S’il tient ses promesses, c’est clairement une catastrophe pour l’écologie.

– Qu’as-tu à dire pour celles et ceux qui mangent du Nutella ?
Je voudrais leur dire déjà qu’il n’est jamais trop tard pour le changement. Le changement n‘a pas besoin d’être radical mais plutôt par petites touches en modifiant légèrement tes habitudes de consommation. La consommation, aujourd’hui, c’est le plus grand pouvoir du citoyen (avec le vote) ; c’est notre moyen d’agir à notre petite échelle de petit étudiant d’Assas.
Déjà, il faut commencer par adopter une démarche consciente de consommation où tu essayes de comprendre ce que tu achètes et pourquoi tu l’achètes. Une fois que tu as fait ça, il faut que tu te poses la question de savoir si tu as vraiment besoin d’acheter un pot énorme de Nutella.
Les gens s’en font une montagne alors que le changement peut se passer tout en douceur et ne peut nous faire que du bien. Honnêtement, c’est beaucoup plus facile que ça en a l’air car cela demandera un effort pendant une semaine et ensuite ça se fera machinalement. D’ailleurs, tous les jeudis, on partage un écogeste sur notre site internet, rubrique « le petit geste de la semaine ».

-La pensée de la fin
Il faut arrêter de croire que l’écologie concerne uniquement les bobos bio qui font du yoga et qui portent des sarouels… Cela nous concerne tous !

Interview faite par la Shagassas


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