L’Echec.

L’annonce a surpris la France. Et pourtant, qui imagine François Hollande réélu Président de la République ?

D’une voix blanche, l’émotion se lisant dans les yeux, François Hollande a annoncé hier que sa Présidence prendrait fin en mai 2017. Il ne retente pas le coup. Sur une feuille de papier écrite dans l’après-midi même, le regard fuyant la caméra pour trouver enfin un cap entre ces lignes, François Hollande l’avoue. C’est un échec.

Il ne l’avoue pas explicitement, bien sûr. Il énumère tout d’abord son testament de réformes menées. A ce moment, on peut même penser qu’il va y aller : l’homme fut plein de surprises, jusqu’à sa chute finale. François Hollande se pose ensuite en homme d’Etat. Les attentats, les crises, la déferlante populiste. Seule la Gauche sauvera la France.

Mais cette gauche est divisée. Mélenchon, Taubira, Montebourg, Hamon, Aubry, Valls, Rugy, Filoche. La liste des prétendants à la décapitation de Hollande est longue, et s’allonge. C’est finalement Valls qui en aura eu le privilège. Il aura suffi d’un article dans le JDD.

Personne n’était au courant, à part le Premier Ministre (sûrement depuis le déjeuner du début de semaine qui avait brusquement mis fin à la crise) de la décision de François Hollande. Pendus à ses lèvres, les Français ont attendu sa décision. L’émotion dans la voix, François Hollande assume son bilan et se retire de la course. Crédité de 7% des voix, derrière son ennemi de toujours le chef de file des Insoumis, et son ancien protégé, François Hollande rebat les cartes de 2017. L’extrême-Droite unie derrière Marine Le Pen, la Droite rassemblée derrière sa nouvelle ligne plus traditionnelle et libérale fixée par le plébiscite en faveur de François Fillon, l’extrême-Gauche tant bien que mal ralliée à la guerre sociale prônée par Mélenchon, le Centre anéanti par lui-même, seule la Gauche demeure l’inconnue du scrutin.

Car Hollande, l’homme de la synthèse, n’y allant pas, c’est désormais aux socialistes de faire leur choix pour janvier. La Gauche laïque et républicaine, presque sociale-démocrate, prônée par Manuel Valls, triomphera-t-elle sur la Gauche made in France de l’ex ministre du redressement productif, le flamboyant Arnaud Montebourg ? Les deux favoris de la Primaire sont prêts à en découdre. Ne nous avançons pas trop. 2016 a été définitivement une année de surprises, bonnes ou mauvaises. 2017 sera sans nul doute encore plus mouvementée.

François Hollande, après les Philippines, le Brexit, Donal Trump, Nicolas Sarkozy, et bientôt peut-être l’Italie ou l’Autriche, est la victime d’une accélération de l’Histoire. La crise a trop longtemps duré, le flou politique mondial aussi. En France, son annonce signe la fin tant attendue par le Peuple d’un quinquennat qui n’en finissait plus, sans cap, sans unité, sans réformes complètes. La Gauche s’humiliait d’elle-même sans parvenir à profiter des querelles politiques de la Droite ou de l’extrême-Gauche. Dans sa lucidité, aidée sans doute par les supplications de sa famille qui voulait lui éviter la honte d’une probable 5e place, François Hollande a renoncé. Ce matin, c’est la France qui pousse un soupir de soulagement.

François Hollande (2012-2017) est exclu de la course. Quelle politique lui succèdera ?

Le Lozérien

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