Un professeur de droit administratif de L2 profondément ému par une pétition

L’affaire a fait grand bruit sur le parvis d’Assas après le partiel de droit administratif des L2 équipe 2. Le professeur de droit administratif leur aurait donné un sujet totalement inattendu : une note de synthèse, un exercice inédit qui ne s’était pas produit depuis plus de six mois. De nombreux élèves, en pleine détresse affective suite à la perte du respect, ont décidé d’organiser la riposte, afin de faire entendre leur droit. Prenant conseil auprès des agents doubles mi-assassien mi-sorbonnards du bi-cursus droit / histoire de l’art, les responsables néo-syndicalistes L2E2 ont agi avec force et détermination pour être une voix audible et puissante.

 

« Nous sommes à un tournant de la pré-histoire syndicaliste d’Assas » nous disait il y a quelques temps Mélissa, une jeune ambitieuse qui affirme « connaitre plus de cinquante-sept arrêts » et « agir dans l’intérêt collectif, c’est-à-dire une activité d’intérêt général gérée par une personne privée ».

 

Et le plus incroyable dans cette aventure collective est que tout cela a marché. Contacté par notre rédaction, le professeur O.G. nous a avoué avoir été très touché par la pétition.

« Vous savez, après une si longue carrière, c’est une leçon de modestie. Voir cinquante signatures anonymes sur internet, ça vous retourne vraiment la tête. Quand j’ai ouvert mon Windows 98 et que j’ai découvert l’ampleur du mouvement, je me suis rendu compte à quel point je n’avais pas été gentil. Ce sont des étudiants, qui travaillent même le mercredi après-midi, qui doivent gérer leurs histoires d’amour, qui ont la pression de ne pas réussir leurs études, ce qui est unique dans le monde, et moi, j’ai la cruauté de leur mettre un sujet différent de l’équipe 1, de ce à quoi ils avaient été habitué en L1. Oui, j’avoue, sur ce coup, j’ai vraiment été égoïste. »

 

Le professeur O.G. s’est ensuite entretenu pendant plus de quatre heures avec ses chargés de TD et leur a demandé de ne noter que sur la qualité de l’écriture des informations notées en début de première page, tout en faisant attention à ne pas discriminer les minorités. Il a ensuite annoncé son retrait de la vie universitaire.

 

« Je pense que les nouvelles générations ont fait leurs preuves : dès aujourd’hui, le droit à Assas se doit être plus humain, plus doux, plus calme aussi. J’ai demandé l’instauration d’une seconde session de rattrapages et d’un nouvel exercice, un commentaire d’arrêt préparé (où l’étudiant doit réciter par écrit un commentaire d’arrêt de son choix). Je pense ouvrir un bar à chat rue Vavin, pour que Assas soit entouré d’un havre de paix. D’ici là, je me ressource quelques mois dans un monastère tibétain. »

En privé, O.G. se dit blessé par « ses actes ignobles », cette « opération Barbarossa du droit administratif ». Après avoir lu les arguments d’atteinte aux droits de l’Homme et à la DDHC, O.G. nous promet écrire très bientôt une lettre d’excuse qui sera publiée sur spotted.

Le Lozérien

 

 

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