Donald Trump vs Statue of Liberty

 

« Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tossed, to me,
I lift my lamp beside the golden door !

(Donnez-moi vos pauvres, vos exténués
Qui en rangs serrés aspirent à vivre libres,
Le rebut de vos rivages surpeuplés,
Envoyez-moi ces déshérités rejetés par la tempête
De ma lumière, j’éclaire la porte d’or !)

Ces vers sont issus du poème « The New Colossus », écrit par Emma Lazarus, poétesse américaine de confession juive, en 1883. Il est gravé sur le socle de la Statue de la Liberté.

Ces vers représentent à eux seuls le rêve américain. Les Etats-Unis, depuis le Mayflower, se sont élevé en terre d’accueil pour tous les immigrés, pour tous les réfugiés.

Ces vers, et la Statue de la Liberté qui leur est liée, rappellent le rôle qu’ont joué les Etats-Unis contre la barbarie de l’Allemagne nazi. L’aide qu’ils ont apporté pour détruire la stigmatisation de tout un peuple, de toute une religion.

Ces vers promettent à tous les êtres humains vivant dans la misère aux quatre coins du monde que les Etats-Unis leur seront toujours ouverts pour fuir la guerre ou la famine. Ils leur promettent qu’ils pourront refaire leur vie dans ce pays qui deviendra le leur.

Mais ces vers, depuis vendredi dernier, ne sont plus; un ordre exécutif signé par le nouveau Président américain les a souillés. Ce décret empêche tous les ressortissants de 7 pays musulmans (l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen) de poser le pied sur le sol américain.

Ces vers ne permettent plus à près de 218 millions de personnes de passer par Ellis Island.

Ces vers ne permettent plus à 500 000 résidents américains légaux de retourner aux Etats-Unis, de retrouver leur famille après un voyage à l’étranger.

Ces vers ne permettent plus à des hommes et des femmes de passer la douane américaine, en raison de leur religion, de leur pays d’origine. Ils ne permettent plus de les laisser sortir d’une salle d’attente surpeuplée par leurs semblables dans un aéroport.

Ces vers sont aujourd’hui mis à bas pas un homme trop puissant, parce qu’il pense qu’il sauvera ainsi le peuple américain.

Ces vers sont aujourd’hui effacés par la peur causée par l’incompréhension et la bêtise.

La poésie est une des seules belles choses qu’il reste en ce monde, ne la détruisons pas par de la haine. Monsieur le Président, lisez ce que vos aïeux ont écris au pied de notre cadeau.

            Arthur de Palézieux


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