Tout savoir sur le sida

Jeudi 30 novembre et vendredi 1er décembre, seize associations d’Assas s’unissent contre le sida. Ce syndrome cause encore aujourd’hui des milliers de décès chaque année (un million en 2016 d’après ONUSIDA), et touche en particulier l’Île de France qui fait partie des quatre régions françaises les plus touchées par le VIH. Pourtant, le sida et le virus le précédant restent confus dans beaucoup d’esprits. Pour vous, la Pravd’Assas s’est penchée sur le sujet à l’occasion du Sidaction.

VIH et SIDA

Tout commence lorsque l’individu est contaminé par le VIH, le Virus d’Immunodéficience Humaine. Cette contamination peut s’opérer de trois façons, chaque fois par le biais de liquides : par voie sexuelle, sanguine ou de la mère à l’enfant.

Le virus a pour effet, une fois l’organisme pénétré, d’infecter et de détruire les lymphocytes CD4, soit les globules blancs alertant le système immunitaire dès que des corps étrangers sont détectés. La personne alors séropositive passe par trois phases, à commencer par la phase asymptomatique qui peut durer quelques mois à plusieurs années, et durant laquelle le nombre de CD4 baisse lentement. Vient ensuite la phase d’accélération qui voit le nombre de CD4 chuter beaucoup plus rapide à cause de l’affaiblissement du système immunitaire.

C’est à ce moment là qu’intervient la dernière phase, appelée phase « sida », qui correspond au Syndrome d’Immuno Déficience Acquise. Les défenses immunitaires sont quasi existantes et permettent ainsi à des maladies dites opportunistes de se développer, c’est-à-dire des maladies pouvant provoquer de graves complications chez un individu au système immunitaire très affaibli.

sida juliette 1

Un fléau relativement récent

A la fin des années soixante-dix, une partie des habitants de New York et de Los Angeles (majoritairement les communautés gays) souffre d’une maladie inconnue aux syndromes pluriels, mais identiques d’un individu touché à l’autre : vomissements, fièvre, pneumonie… Le Center for Disease Control s’intéresse alors au sujet et publie en juin 1981 une première description de la maladie.

C’est en 1983 que l’équipe de Luc Montagnier découvre le VIH au sein de l’Institut Pasteur, en collaboration avec le laboratoire américain du National Cancer Institute. Le prix Nobel de médecine est remis en 2008 à Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi, membre de son équipe, ce qui consacre leurs années de recherche et leur découverte. Leurs travaux ont également permis l’élaboration de traitements contre le VIH permettant aujourd’hui d’éviter d’atteindre la phase SIDA et, le cas échéant, de mourir du syndrome. Ainsi, les décès liés au SIDA ont baissé de 42% depuis 2004 et en 2016, près de 36,7 millions de personnes dans le monde vivaient avec le VIH (source ONUSIDA).

Les idées préconçues

Aujourd’hui, de nombreux préjugés et idées fausses circulent sur le SIDA et le VIH, notamment à cause d’une population mal informée malgré un grand nombre d’actions et d’événements de sensibilisation. Ainsi, on observe souvent une confusion entre SIDA et VIH avec l’idée que ce sont deux appellations pour la même maladie.

Quant aux modes de contamination, des doutes subsistent encore : peut-on par exemple avoir des rapports sexuels avec une personne séropositive sans pour autant être contaminé par le VIH ? La réponse étant que dès lors qu’un préservatif, masculin ou féminin est utilisé du début à la fin du rapport, le partenaire séronégatif est protégé du virus. De plus, la confusion faite entre SIDA et VIH pose problème notamment dans la mesure où l’on compte encore aujourd’hui des milliers de morts du SIDA par jour : l’idée que l’on meurt du VIH est donc encore répandue alors qu’il existe des traitements à vie efficaces aujourd’hui et qu’on ne meurt que du SIDA, dernière phase du VIH.

Dépistages et traitements

Il existe aujourd’hui des traitements à vie qui permettent aux séropositifs de résister aux maladies opportunistes et de vivre de façon relativement normale. Toutefois, plus tôt le virus est détecté, et plus le traitement sera efficace.

Il est donc possible en France de passer un test de dépistage, examen biologique pouvant être prescrit par tout médecin. Le coût du dépistage comprend alors le prix de la consultation médicale, le prix du prélèvement et le prix du test en laboratoire, mais il est remboursé à 100% par la Sécurité Sociale. Ce test existe également dans tous les CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic), dans les Centres de Planification Maternelle et Infantile, les Centres de planification et d’éducation familiale et les Centres de planification ou de Planning familial. C’est de cette façon qu’en 2016 en France, plus de 6000 personnes ont été diagnostiquées séropositives.

Enfin, détail important : il faut attendre six semaines après la prise de risque pour passer un test de dépistage afin d’avoir une fiabilité maximale. Avant ce délai, la contamination n’est pas toujours détectable dans le sang.

Le plus simple, le plus efficace et surtout le plus sûr reste donc encore et toujours de se protéger. Alors n’oubliez jamais votre préservatif, passez aux stands dans le hall pendant la journée Sidaction et prenez-en autant que vous le souhaitez, mais surtout, toujours, sortez couverts.

Juliette Devillers

Pour en savoir plus :

 

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