Faites une pause au musée Zadkine

À 50 mètres du Centre Assas se cache un écrin de verdure qui accueille les œuvres du sculpteur Zadkine. Cet « atelier musée », peu connu des étudiants, mérite le détour.

Comme un passage secret, l’entrée du musée se fait humble et discrète. Un seul panneau indique sa présence, pour inviter le passant à traverser la cour pour accéder au bâtiment. « Orphée » souhaite la bienvenue au visiteur, au cas où il douterait encore qu’un musée loge dans ce lieu si confidentiel.
Construit dans la maison et les ateliers qu’a occupé le sculpteur russe Ossip Zadkine de 1928 à 1967, c’est aujourd’hui un endroit consacré à sa mémoire et à son œuvre.

Musée-Zadkine-Vue-du-grand-atelier-_-630x405-_-©-B.-Fougeirol-ADAGP-Musée-Zadkine

Se ressourcer entre culture et sérénité

Au sein du bâtiment, l’entrée est gratuite pour les étudiants, et les hôtesses, accueillantes.
Quelques salles en enfilade proposent un aperçu chronologique de l’œuvre du sculpteur, avec un souci de variété de support utilisés entre bois, pierre et bronze. Véritable alternative au Patio bruyant, il n’est pas rare de s’y retrouver seul, en tête à tête avec les sculptures.

Dans un premier temps, la figure humaine se place au cœur de son travail, comme en témoignent les nombreux bustes et compositions. Ceux-ci révèlent aussi son goût marqué pour le primitivisme.
Vers la fin de sa vie, il s’oriente vers la voie de l’abstraction : sa sculpture devient moins intimiste et s’ouvre alors pour s’inclure dans l’architecture. Il quitte alors peu à peu la figuration pour privilégier les réseaux d’arabesques, d’entrelacs. Les œuvres exposées en extérieur rendent compte de cette évolution artistique, où se répondent des personnages aux formes simplifiées.

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La Forêt humaine, 1957 – 1958, bronze

Laissant libre cours à l’interprétation, le jardin place le visiteur au cœur de l’intimité de l’artiste, entre les volumes de sculptures de bronze et la présence rassurante de la nature. Le temps y est suspendu, les bruits de la ville s’absentent.
Déjà du vivant de l’artiste, le critique d’art Pierre Courthion, décrivait cet endroit comme une « folie en plein Paris » :

« Paris gît derrière un grand mur recouvert de lierre. Une heure pleure quelque part d’une église. Tout est oublié. On a envie de chausser les sabots et d’attendre que le soleil ait monté dans le tilleul (…) Puis on est pris dans le monde des matières et des volumes. ».

Empreint d’une atmosphère de sérénité, le musée Zadkine fait figure d’oasis dans vos révisions arides. Au lieu de fixer le plafond lumineux en buvant votre café tiède, profitez d’avoir à 1 minute de la fac, le lieu idéal pour faire une pause !

Musée Zadkine
100 bis, rue d’Assas
75006 Paris

Claire Annereau

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