« À la recherche du temps perdu » ou les pérégrinations d’un assassien en quête de confinement

Ndlr : Cet article à été écrit avant les annonces du 28 octobre dernier. La preuve en quelques lignes que nos auteurs ont le nez creux.

I. Les états-d‘âmes d’un retour au bercail sous LA Covid-19

Tantôt attendue, tantôt redoutée, l’heure des retrouvailles avec le 92 rue d’Assas a bel et bien sonné. Une semaine que nous avons pu à nouveau nous délecter des muffins chocolat vanille et de « l’administration-bashing ». Si l’affluence des étudiantes et étudiants a repris son cours au gré d’annonces hebdomadaires dénonçant la gestion de la crise sanitaire par le milieu universitaire. Le président de l’université l’ayant lui-même publiquement déploré sur un média des plus renommés « forcément au bout d’un moment tout le monde se rassemble ». 

Mais alors, une question persiste : où est donc passé l’infâme vigile en costume trois pièces ? Suis-je la seule à atteindre le haut de la rue d’Assas, boule au ventre dans l’espoir de le croiser gel à la main, prêt à me lancer un regard incendiaire face à mon absence de carte étudiante ? Comment fait donc Meme your Assas, association autoproclamée par ses commanditaires face à la disparition de sa mascotte ? J’ai ouïe dire qu’une enquête spéciale CNA serait en cours de production.

II. Une rentrée brève et sucrée, il est temps de rentrer chez nous

Sapristi, le retour dans notre première faculté juridique de France m’aura bien fait l’effet d’une madeleine de Proust, un coup de feu (à ne pas confondre avec les théories complotistes qui dénoncent un certain avion de chasse transperçant le mur du son). Presque sept mois d’abstinence et un désir bien présent. Mais alors une fois cet effet nostalgique terminé, il y a un après, au risque d’être tautologique. Que fait-on ici par terre en amphi 1 à suivre un cours de droit alors que le professeur lui-même outré, abasourdi, nous dit de rentrer chez nous ? 

Où est donc passée l’époque ou « Assas à la maison » était la norme, où certains de nos professeurs écrivait des pamphlets sur le Club des juristes et où la solidarité étudiants-enseignants étaient tournée envers et contre l’administration, incapable de mettre en place une politique de continuité académique pérenne (ou du moins pour plus de 48h). 

Pourquoi devrions-nous supporter un nouveau sujet de discorde, l’administration incapable de garantir la sécurité des occupants du Centre Assas et qui plus est nous incitant à un comportement délétère à l’égard de nos camarades de promotion. Hier, j’étais sûre d’avoir entendu une fille au téléphone qui disait être cas contact du cas contact, elle souhaitait envoyer la liste de toutes les personnes de son TD d’anglais comme ayant potentiellement étaient en contact avec le virus à Manuel Miller. Un protocole sanitaire digne des années 40 donc ! 

En somme, face à la décision arbitraire et inconsidérée de Paris-II de maintenir la présence physique de ses occupants, je vous enjoins à faire front pour le retour d’une université à temps partiel. Ne cessez pas d’être à la recherche du temps perdu, cette époque où chacun d’entre nous se transformait tour à tour en Monet, Bocuse, Hendrix et j’en passe. 

Parce que l’Université c’est loin des yeux, près du cœur que nous la voulons.

Inès Potie

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