On a rencontré… l’UEC !

 

 

Peut-on qualifier Paris II d’Assas la Rouge ? La réponse est bien évidemment non. Cependant les communistes n’y sont pas absents ! Motivé, avenant et loin du cliché du syndicaliste post soixante-huitard, Maximilian a accepté de répondre à nos questions, sans langue de bois et assis au Cujas, sur l’association qu’il préside.

3 qualités définissant tes membres ?

Hétérogénéité (chacun apporte quelque chose, a ses ambitions, un passé différent : tout ça créé du débat et renforce la structure), jeune (cela semble évident dans une université mais notre base était majoritairement en M1, beaucoup sont partis du fait de leurs études, mais avec un recrutement fructueux lors des prérentrées nous avons « rajeuni » notre base), motivés (nos membres donnent de leur temps mais on les motive à réussir la chose la plus primordiale : leurs études). On va trouver un rythme de travail.

Le nombre de membres ? 

Nous sommes à peu près une dizaine.

Quels sont vos financements ?

Nous tournons grâce aux cotisations mais aussi à des événements organisés par l’UEC à Assas comme ailleurs, avec des pots ou encore la soirée UEC sciences po.

Ce qui t’as poussé à t’engager à l’UEC ?

Ça remonte à un moment (rires) (4 ans, ndlr). En terminale j’ai adhéré aux jeunes communistes. J’en avais marre de voir une société de profit alors qu’il y a un énorme potentiel humain, je n’ai jamais supporté ce principe qui affirme que ce qui ne rapporte pas d’argent est inutile. Je n’étais pas, à l’époque, politiquement structuré mais je ressentait déjà cette gêne face à cette impression que la seule ambition d’une vie soit bassement tournée vers le matériel. C’est en rencontrant des jeunes communistes, en débattant avec eux, que ma pensée critique s’est renforcée et s’est concrétisée.

Assas est-elle une fac de droite ? Et si oui pourquoi ?

Non, Assas c’est d’abord un milieu étudiant. Certains d’entre nous sont politisés, issus de bords politiques plus différents qu’on ne pourrait le croire de l’extérieur. Après la majorité soutient des idées libérales tout en ne se définissant ni de droite ni de gauche.

Pourquoi être allé à Assas et pas en terrain plus favorable comme la Sorbonne à Paris ?

A la base je ne viens pas de Paris donc j’ai été pris en droit-histoire. Donc en droit à Assas, ce qui fait que je n’avais pas trop le choix. Après j’aime bien le défi ! Par exemple avant de venir j’ai fait une prépa dans le XVIème à Auteuil où j’ai monté une cellule communiste (là on avoue que le gars a des couilles, ndlr). Il n’y a pas d’intérêt à aller en terrain conquis, c’est motivant de se battre pour ses idées et malgré des moments difficiles, on est content de réussir en fin de compte des événements et même d’être entendus. D’un point de vue national, l’UEC est identifiée positivement par ses pairs car en sachant qu’on vient d’Assas les gens savent que l’on mène une campagne dans des milieux pas toujours conquis.

Ce que tu veux faire plus tard ?

Etant étudiant en master 1 de droit public, j’aime les notions d’institutions, d’intérêt général, tout ce qui me permet de servir la population. Je vise un diplôme d’administration publique. Je pense d’ailleurs que l’administration devrait dans certains cas être simplifiée pour que ses rouages servent mieux la population. Certains procédures sont inutilement trop compliquées, d’autres ont un sens, mais il faut rendre les procédures administratives plus efficaces, toujours plus au service des administrés.

Tes projets pour cette année à Assas ?

On va organiser une soirée pour Noel, et une ou deux conférences en fonction du temps des gens et du nôtre mais on tient généralement deux grands événements dans l’année : en 2014/2015 on a tenu une semaine de la pensée marxiste et cette année le thème sera le progrès et la semaine du féminisme. Pour ça on vise un événement plus libre qu’un cycle de conférence, peut-être tiendra-t-on tient plutôt une table, une exposition…

La meilleure réaction lors d’un tractage ?

« Ça fait plaisir de vous voir ! »

La pire ?

« Vous êtes que des connards ». Il nous arrive de ressentir beaucoup de mépris des gens. Pourtant un tract est juste une excuse pour discuter avec la personne, qui est libre de refuser ou d’accepter de prendre son temps, mais un merci ou un bonjour fait toujours plaisir !


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